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 (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.

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Cello Minesota
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Emploi/études : Il est psychiatre.
my heart beats : La seule personne qui compte c'est son fils, pour le moment.

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Date de naissance : 06/09/1994
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MessageSujet: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Lun 16 Nov - 21:58




 

  Michael Trevino
  Give me your hand

 
MINESOTA CELLO
  28 ans - Américain - Psychiatre - Père célibataire
 

 
Cello est un peu comme une vague. Quelque chose qu'on ne peut pas arriver à définir, trop flou, même avec des lunettes. S'il est égoïste et qu'il n'hésite jamais à dire ce qu'il pense, au détriment de ce que pensent les autres, il reste bizarrement empathique quand il exerce son métier. Il aime les glaces vanilles pistaches, et son fils, Liffol. Cello est le genre de personne avec qui on peut très bien s'entendre, comme le détester. Peut-être parce qu'il dit tout ce qu'il pense, à nouveau, et que cela peut être aussi positif que négatif. Il est quelqu'un de très calme, mais ne brille pas forcément pour sa patience. Il n'est pas forcément taciturne, peut-être très bien bavard, et est plutôt impulsif et lunatique. On peut dire que Cello a mauvais caractère, mais pas tant que ça. Il a du mal avec les relations sociales. Il n'arrive pas à se rendre compte quand il a des amis, peut-être parce qu'à ses yeux c'est impossible qu'un type comme lui ait des amis. Pourtant il n'est vraiment pas méchant. Juste comme la mer. Parfois il vous semblera charmant, sympa, et parfois, vous aurez envie de lui envoyer votre poing dans la figure. Ce qui compte, c'est que Cello reste quelqu'un de poli, d'observateur et plutôt attentionné. Il pourra vous écouter, et éventuellement faire comme s'il vous comprenait. Cela ne veut pas dire qu'il se confiera à vous. Ca peut le rendre mystérieux, mais pas vraiment. En fait il est surtout introverti comme garçon.
Sinon Cello aime bien savoir. Il aime la lecture, est curieux, et adore en apprendre toujours plus. Il est un bon père, quelque peu maladroit parfois néanmoins. Il est l'ami des animaux, aussi. C'est un bon cuisinier, mais un piètre danseur ou chanteur. Il a du mal avec les soirées, et aime le calme.
S'il est là, c'est simplement qu'un de ses supérieurs lui a conseillé d'aller là. Parce que c'était plus calme que New York. Et que ça lui ferait du bien. Peut-être parce qu'en plus d'être celui qui guérit, il a peut-être besoin d'aide au niveau des relations.
Koala Volant
  Hey ! Alors moi c'est Koala Volant, ou Personne ou Yuuki. Ca dépend des variantes xD. J'ai 21 ans, j'rp depuis que j'en ai 8, même si j'ai eut pas mal d'arrêts tout ça. Je suis disponible autant que possible, une fois par jour j'apparaitrais, et je répondrais assez vite normally. J'vous ai trouvé en demandant sur PRD pour des forums où jour trois de mes persos préférés que j'ai jamais pu vraiment joué. Cello étant réellement celui que j'adore le plus (pour son histoire et parce que ce crétin m'a poursuivi pendant tout un nanowrimo) ben voilà.
Je suis désolé pour le pavé qu'est son histoire. Il faut savoir que Cello m'a poursuivi suffisamment pour que même après que j'avais fini sa fiche y a deux ans sur un autre forum...Y a fallu qu'il veuille que je développe des aspects. Et du coup ben j'ai laissé les parties ;_;.  

 
 


Dernière édition par Cello Minesota le Lun 16 Nov - 22:03, édité 1 fois
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Cello Minesota
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Lun 16 Nov - 22:00


 
Laisse moi te dire ce que je penses.
  "Vous dites vouloir connaître la vérité, mais vous ne la voulez pas vraiment, parce que la vérité est une chose qui ne fait pas partie de votre monde." - Alfred Kropp - Rick Yancey

 
 

  Maman dit que quand je serais grand, j'aurais le droit de faire de la moto, comme papa. Mais moi, je sais qu'être grand, c'est dans tellement longtemps, que c'est trop nul. Toomas est trop d'accord avec moi sur ce point. Toomas, c'est pas vraiment mon ami, mais il est assez marrant. Il se prend pour un aventurier, qu'un jour il découvra pleins de trésors et que selon lui ça serait vraiment chouette. Et avec des garçons y courent comme des fous dans la cour de récréation en faisant semblant d'être des aventuriers chasseurs de trésors. Moi je trouve ça vraiment bête, mais maman dit que c'est de mon âge de penser qu'on est un chasseur de trésor aventurier. Moi je lui ai dit qu'à six ans, on est trop petit pour se battre, ou pour chercher des trésors, et elle a dit que parfois je devrais un peu plus me comporter en enfant.
Mais je n’ai pas envie d'être un enfant, je veux être un grand, et un jour je ferais de la moto. Mais demain, je n'aurais toujours pas sept ans, alors avoir au moins seize ans, c'est dans longtemps.

Aujourd'hui je me suis battu avec Shydo. Je l'aime pas lui ! C'est un grand, il a neuf ans, mais du coup il aime bien embêter tout le monde. Genre aujourd'hui il a ramené ses feutres et il a dit qu'il colorierait tout le monde. Mais moi j'étais dans mon coin entrain de réfléchir, en regardant le soleil, et là il a sorti ses feutres, son blablabla d’irlandais parce que moi je parle pas irlandais je parle anglais, donc je comprends ce qu'il dit et il a voulu me colorier le visage ! Maman elle dit qu’on dit pas « irlandais » mais « celte gaélique-irlandais ». Je l'ai tapé, et la maîtresse m'a pas laissé faire, alors que c'était lui qui voulait me faire du mal ! Je suis un peu comme le Petit Prince moi, je comprends rien aux grandes personnes, elles sont un peu idiotes, et leur justice est nulle. Ethan, le grand frère de Shydo, il veut être juge, et un jour quand je suis allé chez Shydo - on était copains à ce moment là -, je l'ai rencontré, et j'ai vu qu'il était aveugle, c'est trop rigolo, parce que d'abord maman elle a dit qu'on disait que la justice est aveugle et Ethan il veut être juge ! C'est un peu idiot, mais c'est marrant. Mais papa a dit qu'il fallait pas se moquer des aveugles ou des gens qui ont des on dit cap. Ce que William - un garçon de ma classe - ne se retiens pas de faire d'ailleurs. Moi je suis pas gentil, mais je suis pas méchant non plus, maman elle a dit. De toute façon, dans mon école y a des gens supers bizarres, et le pire c'est que c'est même pas des grandes personnes.

Melen il est bizarre comme garçon d’ailleurs. Il aime bien les trucs de filles. Surtout les contes. Il a dit que j’étais la sorcière dans la Belle aux bois dormants, mais c’est stupide parce que d’abord moi je suis un garçon. J’ai dit à Melen qu'il était bizarre et stupide. Il a dit qu'il avait raison.

Maman a dit qu’aujourd’hui on allait au zoo. Moi j’aime pas les animaux, c’est moche et c’est pas rigolo. Si y a les pandas, ça roule sur soi même et boum. Ou ça se bagarre pour du bambou. Je me demande ce que ça fait d’être un animal en cage moi. Ca doit être triste pour eux. Peut-être que monsieur panda avait une madame panda, et qu’ils ont été séparés et que du coup monsieur panda est obligé de se battre avec d’autres monsieurs pandas pour survivre dans ce lieu tout petit. Maman dit que je réfléchis trop, mais j’ai bien vu qu’elle semblait triste elle aussi. Alors je suis allez voir les flamants roses. Je m’imaginais qu’au moins, eux ils pouvaient voler aussi haut qu’ils le voulaient, et donc qu’ils pouvaient s’enfuir.

Je suis grand maintenant. Bon d'accord, pas exactement mais presque ! Je rentre au collège quand même. Mais je sais bien que de toute façon la moto je ne peux toujours pas en faire. Je trouve ça nul. Quand on est petit, on nous laisse faire du trotteur et tout, et la moto on doit attendre. Pourtant c'est comme le vélo mais avec un moteur hein ? Je pense. En plus c'est pas juste, papa il peut en faire et tout, et il dit qu'il m'apprendra quand je serais grand. Mais je suis grand, je suis un des plus grands de ma classe, c'est le professeur de maths qui me l'a dit quand on a appris un truc. Je n’aime pas les maths, alors me demandez pas ce que c'était exactement, j'en sais rien.
Moi je n’aime pas l'école, c'est embêtant, il faut apprendre des trucs, et écouter ce que les profs disent. Je préférais le primaire, j'y arrivais mieux, j'étais premier de ma classe et la maîtresse était gentille. Mais là non, ça ne passe pas. En plus en classe j'ai des idiots finis. Et Toomas n'est plus là, alors qu'au final je l’aimais bien.
J'ai l'impression que je suis mieux tout seul. D'ailleurs je le suis souvent, du coup maman elle dit que c'est nul, mais moi j'aime pas parler. Je préfère être dans ma tête tout seul et que personne ne vienne jamais me déranger. J'ai pas grand chose à imaginer, mais au moins je réfléchis. Papa m'a raconté une blague sur les miroirs d'ailleurs, comme quoi eux aussi ils réfléchissent. Quand je me suis regardé dans un miroir, j'ai remarqué que je ne souriais pas trop. Et j'ai fait pleurer Leslie hier, parce que je lui ai dit qu'elle était bête parce qu'elle savait même pas lire correctement alors qu'on est au collège. Mais je ne sais pas, ça me paraissait logique.
Dire la vérité aux gens, ce n'est pas normal ? Etre honnête, ce n'est pas bien ?
Je ne comprends pas.

Le professeur d'éducation civique à dit qu'on allait étudier la société, mais je n'ai pas très envie. Je préfère rester dans mon monde. Papa dit que c'est être introverti, mais que ce n'est pas très bien pour se faire des amis. Tant pis.

Eirwen et moi, on est amis. C’est très bizarre pour moi d’avoir un ami. C’est la première fois que ça m’arrive, je n’ai pas l’habitude. Mais je l’aime bien, je crois. Il n’est pas stupide, il parle de choses intéressantes et il a le même âge que moi, douze ans. Même si je suis sûr que l’âge ne compte jamais dans tout ça.

Je ne suis plus ami avec Eirwan. Je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que j’ai encore dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Bizarrement, ça ne me fait pas si mal que ça. J’ai juste un peu mal. Maman m’a vu à la sortie du collège, juste après qu’il m’a dit qu’on pouvait plus être ami et qu’il était désolé. Elle m’a demandé pourquoi je pleurais, puis comme je ne disais rien, elle m’a offert une glace.

Aujourd'hui, le professeur principal nous a parlé d'un truc un peu ennuyeux et qui j'en suis sûr, va revenir souvent. "Pensez à vos études d'après". Après il y a le lycée, et ensuite, qu'est ce que je m'en moque ? Je n'ai rien envie de faire, je n'ai pas vraiment d'ambition. Frédéric, qui est un type qui me colle depuis quelques temps, en m'admirant pour je ne sais quelle raison, dit que je devrais réellement devenir Président de la République. Je lui ai dit que c'était un crétin parce que pour devenir président il fallait savoir parler aux gens, leur mentir, et qu'en plus avec mes notes c'est mort. Mais on dirait qu'il sait que je ne suis pas si stupide que je prétends l'être, c'est juste que je n'ai rien envie de faire. Le lycée, tout ça, ça ne m'intéresse pas. Moi je veux juste vivre ma vie tranquillement, sans qu'on vienne m'embêter pour x raisons, juste parce qu'il faut que j’aie un métier. Que je devienne éboueur ou PDG, tant que je peux vivre ma vie, cela me va. Bon, d'accord, certains disent que ma vie est un peu vide, mais c'est faux. Je m'intéresse aux comics, aux livres, aux mangas, aux jeux vidéo, à l'écriture, etc. J'ai une certaine culture, mais c'est juste que je ne l’étends pas. Maman prétends que je suis juste quelqu'un de normal, un adolescent qui va bientôt faire sa crise en disant adieu à ses parents, et mes camarades de classe, disent juste que je suis quelqu'un de terriblement méchant qui devrait se taire parce que tout ce qui sors de ma bouche est un vrai poison.
Ca n'a pas changé, je n'ai toujours pas le droit de dire ce que j’ai dans la tête. Mais décidément, je ne suis guère apprécié des gens : Je ne suis pas ambitieux, et jamais gentil. Qui suis-je alors ?

Au collège, Shydo est là. Mais il est légèrement plus calme. Il passe toujours son temps à vouloir colorier le monde pour une raison que j’ignore par contre. Il parle souvent aussi. De son frère Niall surtout. Niall c’est son petit frère. Ethan doit être devenu juge depuis le temps. Je me demande ce que les tribunaux pensent de lui. Niall, il est autiste. A croire que toute la famille Callahan a engendré des gens étranges. Dans tous les cas, je ne comprends pas trop Shydo. Comment on peut colorier le monde entier ? C’est stupide. Pourtant, c’est son but dans la vie.
Drôle de rêve. Mais c’est toujours mieux que moi qui n’en ai pas, m’a répondu le blond d’un air rempli de défi. J’ai passé mon chemin, j’avais la flemme de réfléchir à ce sujet.

Dernièrement, Phelan m'a prêté un livre, ça s'appelle Le Misanthrope, il a dit que c'était français. Phelan, c'est un grand du lycée, il parle pas beaucoup, c'est donc toujours sympathique de parler avec lui. En plus, quand je lui ai dit ce que je pensais de lui - qu'il était décidément trop bizarre pour se trimballer avec une crèpe à chaque fois qu'on le croise -, il l'a bien pris et a haussé les épaules. J'ai commencé le livre, c'était assez bizarre. C'est du théâtre, je n'aime pas trop lire ça, c'est pire que de lire de la poésie. C'est une comédie apparemment. Mais je me reconnais un peu. Alceste me ressemble. Il dit ce que je pense.
Alors je suis juste un misanthrope entouré de Philinte. Je n'aime pas trop ça, mais dirons nous que je m'y fais.

Je déteste ma mère. Pourquoi ? Parce qu'elle a cru bon de m'emmener chez un psychologue pour régler mes légers problèmes de sociabilité. J'ai mauvais caractère, donc forcément, une fois arrivé devant cette blondasse, je lui ai dit ce que je pensais de son métier, en me faisant bien comprendre sur le fait que non, je n'étais pas content d'avoir atterri ici. Au début, elle n'a pas voulu en découdre et a continué son blabla de psy, mais je suis plus intelligent qu'elle, je crois. Elle a fini par secouer la tête et dire que de toute façon si je ne voulais pas être là, je n'avais aucune raison de rester, mais qu'elle désirait quand même me faire passer quelques tests par simple curiosité.
Et devinez quoi, j'y suis retourné. Hier. Elle m'a fait des tests genre Rorschach et QI. Apparemment je ne suis pas si intelligent que ça, j'ai de la connaissance et de la mémoire mais c'est tout. Cela ne m'étonne pas alors que je n'ai pas de si bonnes notes que ça. J'ai juste quelques facilités. Cela ne me dérange pas. Tant qu'on me laisse en paix.

Cette fois, alors que je vais bientôt aller au lycée, c’est mon père qui m’a emmené voir un psychiatre. Je ne sais pas si maman lui a raconté son expérience chez le psychologue, mais il n’a pas l’air d’avoir retenu la leçon. Je sais qu’un psychologue c’est différent d’un psychiatre apparemment, mais ça reste sensiblement la même chose, donc ça a donné le même effet.
C’était un homme et il m’a dit que j’étais peut-être sociopathe. Je lui ai répondu que si c’était le cas, je verrais le monde entier comme mes jouets, et que plutôt que de vouloir jouer avec les humains je préférais m’en passer.
Il a dit qu’il avait donc parfaitement raison. J’ai répondu qu’il était narcissique.
S’en est suivi d’une discussion épineuse ou mon père a essayé de m’arrêter. Il ne fallait pas essayer de me provoquer.
Je déteste la psychologie. Si jamais un jour je deviens amnésique en me prenant un pot de fleur sur la tête, j’espère sincèrement ne pas vouloir devenir psy, ou alors, ne jamais retrouver la mémoire si c’est le cas. Je serais beaucoup trop déçu par moi-même.

Enfin l'été. Je dois l'admettre, cette première année au lycée a été mouvementé. Plus que jamais. Ma vie a pas pris non plus un super tournant de la mort qui tue, mais je dois avouer que j'ai sûrement un peu plus évolué, un peu plus grandi. Heureusement, n'est ce pas ?
Tout a commencé quand j'ai rencontré Candle. Il avait un nom aussi bizarre que le mien, de grands yeux gris, de grands cheveux rouges, épais, mals coiffés, naturels, je lui ai d'ailleurs fait remarquer après qu'il m’a dit mes quatre vérités. Oui, parce que d'habitude c'est moi qui dit ce que je pense, mais Candle était un rapide. Il m'a regardé. M'a observé. Ca faisait trois mois qu'on s'était déjà vu, Noël approchait, j'avais hâte d'avoir ma PS2 comme cadeau et de pouvoir jouer avec. Et là, il m'a dit que j'étais la personne la plus égoïste, nonchalante, je m'enfoutiste, atrabilaire, stupide, idiote, qui va mourir jeune d'un suicide par désespoir, qu'il n'avait jamais vu. Et encore, je vous fais court là, parce qu'en vrai c'était super long, et il a dit tout ça sans ciller, sans sourire. J'ai haussé les épaules. Mais j'ai exprimé ma surprise de ce fait étrange de se faire rembarrer par quelqu'un.
Frédéric qui était à côté de moi, a fait un o avec sa bouche pendant un sacré paquet de temps après cela. Puis Candle s'est présenté, je me suis présenté, et ensuite les mois ont passés.

J’aime l’ambition grâce à Candle. Je sais c’est étrange, mais ce garçon est parvenu à me donner l’ambition. La chose qui me manquait le plus avec la sociabilité. Il n’arrête pas de parler de rêves, de ce qu’il va faire plus tard, qu’un jour il sera riche et il sauvera toute la famine dans le monde et alors ça sera la paix et adieu la guerre. Même si j’aime bien Candle, je lui ai fait remarquer que ce n’était pas aussi facile. Il a commencé un long discours sur sa théorie et tout.
C’était ennuyeux à mourir.

En fait, en y repensant des années plus tard, a cette visite au zoo que j’avais faites avec ma mère, c’est un peu comme ça que je me sens. Enfermé dans une cage. Entouré de choses que je ne désire pas, et Candle aura beau dire, tous ces gens sont différents de moi, quoiqu’il arrive et je n’ai pas envie de sympathiser avec eux. Alors du coup j’ai une nouvelle lubie. Quand on m’embête, je parle peu. Voire pas. Quand on insiste, je parle énormément jusqu’à ce que la personne se taise à son tour. Frédéric dit que c’est génial et que je suis trop intelligent. Parfois je me demande s’il a une personnalité.

J’ai enfin l’âge requis pour conduire une moto. D’ailleurs, je suis dessus, et je me promène partout où je peux. Papa en semble ravi, parce que ça fait des années que je le tanne avec ça. Et oui, depuis le primaire je ne peux m’empêcher d’en avoir voulu une. Candle m’a dit que c’était sûrement mon seul réel désir que j’ai eut dans ma vie et il n’a pas tort.

Le lycée est vraiment un endroit stupide, hier, Lucas est venu me voir en me disant que j’étais vraiment un idiot parce que j’étais encore puceau. Je lui ai répondu que moi au moins, je ne couchais pas à droite à gauche et je risquais moins de crever d’une connerie qu’on obtient quand on ne sait pas se retenir.

Mary-Anne a demandé à me voir, cet après midi. Elle m’a regardé droit dans les yeux, et je l’ai vu rougir. Je ne savais pas qu’il était possible de pouvoir rougir beaucoup plus que le rouge des tomates, mais pourtant c’était le cas. Elle m’a alors avoué qu’elle m’aimait. Entre elle et Frédéric, je ne sais pas vraiment ce que les gens me trouvent.

Je croyais que c’était à partir du primaire qu’on arrêtait de faire des fêtes d’anniversaires. Mais en fait les adolescents continuent d’en faire. Frédéric m’a invité à la sienne, comme chaque année. Je n’y vais jamais.
Alors qu’est ce que je fais devant ce gâteau a l’entendre chanter avec ses parents un bon anniversaire ? Des fois, je me demande comment Frédéric fait pour n’avoir que moi comme ami. J’espère pour lui que le fait d’être ami avec moi ne l’empêche pas de se faire des amis, sinon c’est vraiment bête pour lui.
Les gens sont parfois si stupides.

De temps en temps, je revois Eirwen dans la cours du lycée. On est dans le même bahut, lui et moi. Je ne sais pas ce qu’il devient, mais il me sourit quand il me croise. Sûrement que lui aussi est un Philinte. Candle m’a dit que je ne devrais pas appeler les gens comme ça. Que je faisais comme eux, désigner par une chose unique, et créer des préjugés. Candle est fortement contre les préjugés. Il dit que ça pourri la vie des hommes, et ce même si finalement notre cerveau en crée un peu tout seul souvent.

Au fait, finalement, avec Mary-Anne, ce n’était que de l’attirance physique. Je l’ai appris à mes dépends, quand elle a découvert qui j’étais vraiment. Elle m’a dit que j’avais changé, que je n’étais pas du tout comme avant, et je lui ai répondu que ce n’était pas de ma faute si elle s’imaginait des choses.
Je suis ce que je suis. J’en ai parlé avec Frédéric, pour lui demander s’il ne vivait pas dans un rêve constant où il s’imaginait que j’étais quelqu’un de génial à ses yeux alors que je ne suis peut-être pas du tout comment il se l’imagine. Il m’a répondu que non, et que ma génialitude viens de mon caractère de cochon.
Je comprends de moins en moins ce garçon.

Les Disneys ont toujours la même morale. Crois en tes rêves. Ca ressemble beaucoup à l’esprit de Candle. Candle est donc très candide.
Je sais, j’ai dit cette phrase juste parce que les mots se ressemblaient. Comme quoi, même moi je peux faire de l’humour.
Candle dit que il aime pas trop Disney, qu’il y a trop de préjugés.
Des fois, j’ai l’impression que Candle non plus n’a pas de personnalité, où qu’il se répète trop. Préjugés par ci, par là, vive le fait d’être engagé, la politique et la société c’est moche, suis mon mouvement.
Parfois, je me dis que je suis dans The Truman Show et que tout le monde est un acteur.

Après l’ambition, j’ai décidé d’être psychiatre.
La conseillère d’orientation à écouté mon discours comme quoi je voulais savoir comment on accédait au métier de psychiatre. Elle m’a demandé si j’étais doué en sciences. Je lui ai répondu que non. Elle a fait la moue.
N’empêche que quelques semaines plus tard, après qu’elle m’ait dit que si je voulais vraiment être psychiatre j’allais devoir m’améliorer, vu que je dois d’abord faire médecine, j’ai reçu de bonnes notes en sciences. J’ai envie de dire « bim dans ses dents », mais j’ai une leçon de SVT à réviser.

Quand Frédéric m’a entendu parler du fait que je voulais être psy, il m’a regardé comme si je venais de dire le truc le plus bizarre au monde, et m’a demandé si j’étais malade. Je lui ai répondu que ce n’était pas si mal la psychologie.
Il n’a rien compris. Moi non plus.
Comme quoi on change. Sans même être devenu amnésique.

J’ai entendu ma mère pleurer hier. Elle parlait à mon père. J’étais derrière la porte. Elle se demandait ce qu’on allait faire de moi. J’ai failli rentrer, et leur dire que de toute manière, je savais déjà ce que je voulais faire, mais je ne pense pas que ça aurait été très juste. J’ai aussi entendu quelque chose que peut-être, je n’en sais rien, j’aurais préféré éviter d’entendre.
Sur le fait que de toute façon, je n’aimais même pas mes parents. Je me demande si c’est vrai. C’est étrange de n’être sûr de rien.

Des fois, je me demande ce qu’est devenu Toomas. Je sais qu’il a eut un accident, et qu’il a du partir. L’époque des aventuriers doit être révolue maintenant. Je n’en ai jamais été un. Je ne m’imagine certainement pas sauver des gens, chercher des trucs, sauver des vies, voyager, aider les autres. Qu’est ce qu’ils me donneront en échange des trésors ou de mon aide ? Un peu de gentillesse dont je me contrefiche totalement, ou bien de l’argent avec un air désintéressé ?

Le monde est facile à résumer, et dans ce monde, il n’y a ni trésor à trouver, ni demoiselle à sauver durant une aventure.
Le monde est un cliché en lui-même, et moi, dans toute cette photographie stéréotypé, j’ai juste envie de me boucher les oreilles et de chanter pour ne plus rien entendre. Parfois, Toomas et son innocence me manque.

 




Laisse moi te dire la réelle vérité.
"Le paradis il est sur terre enfin je crois, mais on pourra jamais rien faire contre ça, c’t’ici aussi qu’s’trouve l’enfer parfois." Elsa - Renaud



Cela fait un mois que je continue à aller en cours alors que Candle s’est suicidé. Moi non plus, je n’ai pas très bien compris pourquoi. Je lui envoyais des sms – enfin je répondais aux sms qu’il m’envoyait -, et il a fini par ne plus répondre. Le lendemain, sa famille m’a appelé. C’est comme ça que j’ai su qu’il est mort en se jetant sous un train. J’aurais du me douter de quelque chose quand il parlait de faire le grand saut. Mais je croyais qu’il parlait de sa copine moi. Alors je lui ai répondu positivement.
J’aurais dû me douter que quelque chose n’allait pas. Candle n’avait pas de petite amie. Ni de petit ami. Ni rien. Apparemment, j’étais la seule personne qui voulait bien encore écouter ses délires. Il a du s’en rendre compte et est allé dire bonjour au train qui passait par là. N’empêche, je le trouve un peu égoïste. Les gens qui étaient dans le train ont sûrement dû attendre pendant quatre heures que la scène de crime soit débarrassée. Il aurait pu faire ça ailleurs, franchement.
Quand j’ai dit ça a table, maman et papa ont commencé à hurler. J’avais oublié que ce n’était pas le genre de choses à dire.

La conseillère d’orientation et mon professeur principal refusent mon inscription à la faculté de médecine. Je me doute qu’il y a un peu de mes parents derrière tout ça. Tout ça parce que j’ai mal réagi vis-à-vis de Candle.
Il va falloir que je mente. Pour mon ambition. Et en souvenir de cette bougie qui a fini par s’éteindre.
Il faudra vraiment que je me fasse une semaine Disney en son hommage.

Frédéric a dit qu’il allait devoir partir en France pour ses études supérieures. Je lui ai souhaité bon courage. Il m’a demandé si je le pensais vraiment, j’ai dit que non, il a un peu boudé. Mais il m’a sourit. Alors je lui ai posé.
La grande question qui me turlupinait depuis mes quatorze ans. Pourquoi il avait toujours pu m’apprécier.
A la façon de Candle quand je l’ai rencontré, et avec plus de maturité que quand on était au collège, il m’a lâché les quatre vérités. Il a dit que j’étais quelqu’un de génial. Que j’aurais beau prétendre que je suis un Alceste endurci, il sait qu’au fond de moi j’ai un cœur, bien qu’il soit un peu étrange. Que ma façon de pensée est unique, et que je ne m’en vante même pas, mais que pourtant je devrais. Il m’a dit, que j’étais quelqu’un d’intéressant, et que les gens qui me trouveront bizarres auront tort. Il a dit qu’au moins, moi j’étais franc, et je ne cachais rien, et que c’était différent de tous ses abrutis de menteurs hypocrites.
Son discours était aussi terriblement long. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai eut l’impression que Candle était venu habiter pendant quelques instants mon cœur, comme si une flamme venait d’apparaître.
Je m’appelle Cello et je me prends pour une bougie.
J’ai regardé Frédéric partir, quelques jours plus tard. Quand ma mère est venue me chercher, elle m’a proposé d’aller m’emmener manger une glace. J’ai supposé que ça voulait dire que je pleurais.
Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas plu.
La glace était bonne. Vanille pistache. Mon goût préféré.

C’est ennuyant. Ils sont ennuyants.
Ca n’a toujours pas changé. Excepté que c’est toujours plus dur de travailler. Entre la chimie organique, et ce genre de choses dont je me contrefiche, je ne sais même pas comment m’en sortir. Pourquoi choisir la psychiatrie plus que la psychologie ? Ce jour où Candle m’a filé l’ambition, j’aurais mieux fait de rester coucher.
Je suis un flemmard moi, pas quelqu’un qui bosse tout le temps. Et bon sang qu’est ce que je me fiche du phosphonate, du phosphate et de ce genre de bêtises. Dites moi en plus sur les clivages, les mécanismes de défenses du cerveau, ce genre de chose. Pitié.

Mes parents ont cru bon de m’offrir un chat, soi-disant parce que ça me tiendrais compagnie, vu que j’étais loin d’eux à l’université. Du coup je me retrouve avec cette boule de poil ronronnant qui passe son temps à me coller. Il me rappelle Frédéric. En plus stupide, vu que je l’ai vu se faire battre par un insecte. Me demandez pas comment, mais apparemment c’est possible. Du coup je l’ai appelé Capsicum Frédéric II. Quand j’ai annoncé son nom à ma mère, je l’ai entendu secouer la tête depuis l’autre bout de la ligne. Je trouve que c’est un chouette nom moi.

Ma mère vient de m’appeler pour m’apprendre la mort de mon oncle. Je ne pense pas que cela m’ait rendu triste, mais on va dire que c’était une personne que j’appréciais, puisque mon oncle me disait toujours : « Tu sais Cello, les gens que tu croises penseront souvent que tu es une mauvaise personne. Mais si tu sais au fond de toi que ce n’est pas le cas, alors on finira par te croire. »
Cela fait vingt ans que j’emmerde le monde avec ces conneries de penser que je suis mauvais. Ca n’a toujours rien changé. Ils pensent toujours que je suis le méchant, dans chaque histoire. Ca me rappelle Melen et la fois où il avait dit que j’étais la sorcière.

Capsicum Frédéric II n’apprécie vraiment pas que je ramène des filles à la maison. A chaque fois il feule. Pourtant je l’ai bien fait castrer, c’est bien un ancien mâle, en plus, alors j’ai du mal à comprendre ce qu’il a avec ces filles. Moi je les aime bien. Ca me fait passer le temps, ça me fait du bien. Après, elles ne restent pas trop longtemps, parce que j’ai toujours tendance à être moi-même, et comme ça ne plait à personne, cela m’empêche d’avoir de la compagnie.

Enfin terminé les études de médecine. Encore quatre années à travailler. Je vais bien finir par devenir psychiatre. Je n’ai toujours pas d’amis, j’ai parfois des nouvelles de Frédéric. Il se débrouille bien apparemment. Il m’a dit qu’il comptait se marier. Je suis content pour lui. Je dois admettre une chose, j’ai toujours préféré Frédéric à Candle. Peut-être parce que l’un s’occupait un peu plus de moi. Je ne sais pas. Franchement je n’y connais rien à l’amitié, alors allez savoir.

Tout est noir, il se met à pleuvoir, que ce soit de mes yeux – pas la peine de vérifier ou d’avoir ma mère pour le confirmer, je le sens -, ou du ciel. Le monde semble brisé, et tout le monde parle une langue dont j’ignore tout. C’est tombé d’un seul coup, comme un coup d’éclair. Frédéric s’est fait renversé par une voiture alors qu’il traversait la route avec sa femme. Et ce fut terminé. Bizarrement, je ressens plus de choses qu’avec Candle. Alors que j’ai passé ma vie entière à ignorer Frédéric.
Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que la boule coincé dans ma gorge signifie le regret que j’éprouve de ne jamais pu avoir lui dire à quel point il comptait pour moi. Mon oncle n’avait pas tort. Je ne suis pas mauvais. Moi aussi je ressens des choses.

Il y a des marques, que l’on ne peut pas voir, mais qui sont bien présentes.
Moi, qui ne vois rien d’autre que la réalité, et qui n’aime qu’être tranquille dans ma vie, je ne les avais jamais vus.
J’ai toujours été celui qu’on appelle « méchant » qu’on pense qu’il n’a aucun cœur. C’est étrange vu qu’avec ma franchise, je n’ai pas cessé de prouver l’inverse, en disant tout ce que je pouvais avoir sur le cœur.
Sauf peut-être ça. La vérité. Cette vérité, qui sillonne en moi, me tambourinant, frappant à la porte et me disant « devine qui c’est ?! LA VERITE PAN ».
Il y a des marques, des signes, que je n’ai pas su voir, parce que j’ai peut-être toujours été trop aveugle pour les remarquer. J’ai toujours dit que jamais tu ne serais mon ami. Que jamais tu ne serais quelqu’un pour moi.
Et te rends-tu compte, que j’ai toujours préféré dire que Candle était mon ami que toi ? Toi, qui dès le début m’a regardé, m’a souri, et a décidé de trainer avec moi. Toi, qui dès le départ, s’est mis à me suivre, prétextant que tu m’aimais bien, chose que je n’ai jamais voulu croire. Parce que personne avant toi n’avait pu tenir aussi longtemps, personne avant toi n’avait considéré ma franchise comme un cadeau. J’avais beau te dire que tu étais moche aujourd’hui, que tu n’étais qu’un crétin fini qui ferait mieux d’aller voir ailleurs si je n’y étais pas. Tu restais là.
Un peu comme un chien fidèle.
Pourtant, quand tu es parti, j’ai su que je voulais te retenir. Que je ne voulais pas que tu partes en France, même pour des études. Mon égoïsme est apparu sans crier gare. Seulement, je ne t’ai pas retenu.
Peut-être parce que je savais que j’aurais toujours des nouvelles de toi, Frédéric. Alors, je suis parti en médecine, tu es parti je ne sais où, mais nous gardions un lien précieux.
Un lien que je ne parvenais pas à voir. Que je refusais de comprendre. Pourtant, j’ai toujours su que je t’aimais. Qu’importe si c’était de l’amitié, de l’amour, de la bêtise. Je ne peux même pas décrire la façon dont je t’aimais.
Peut-être que c’est juste parce que tu étais vers moi, que tu étais le survivant de tous les gens qui n’avaient jamais su me supporter, que je t’ai aimé. Et je n’ai pas voulu le voir.
La vérité.

Il y a des marques, qui ne s’effaceront jamais. Et c’est fou comme repenser à ton sourire, me brûle le cœur. J’ai envie de glace, pour me réconforter, mais ma mère n’est pas là pour me proposer d’aller voir le marchand.
Alors j’essaie désespérément de remplacer tes belles paroles par la saveur vanille pistache. Mais tu sais, je crois que cela ne fait qu’empirer la chose.
La fois où tu m’as serré contre toi s’impose à mon esprit, me rappelant de force, ce moment où tu as été pris d’un élan de tendresse soudain. Je t’ai repoussé, avec vigueur. Mais c’est amusant de constater, que sur ma peau, rien ne s’est effacé. Je sens ta douceur tout contre moi.
C’est sûrement là que je vois qu’il pleut. Pas que de mes yeux, c’est vrai. De partout. Regarde, l’ironie a fait que le ciel pleure avec moi.
Il y a une marque qui ne s’effacera jamais. C’est ton nom dans ma bouche. Mon nom dans ta bouche. Ta façon de m’appeler, de te jeter sur moi en disant des grands « Cello » qui me paraissaient si bruyant.

Il y a cette marque, qui n’effacera pas non plus. Je le crains. Celle de ta mort. Celle de l’appel de tes proches, qui résonne encore dans ma tête. Celle du moment où j’ai appris qu’une voiture t’avais fauché, toi, et ta femme.
Cette marque qui fait que toutes les autres me font tellement mal, que j’ai l’impression qu’un forgeron s’amuse avec son fer chauffé, sur moi.
Tu vas me dire que je suis un idiot, à être comme ça, assis devant là où tu es maintenant. Là où tu n’es plus. Mais c’est le seul endroit que j’ai trouvé pour pouvoir comprendre.
Et l’attraper. La marque. Celle de l’amour. De la Vérité.

Et puis, il y a ce petit blond. C’est fou comme il te ressemble.
On me dit que c’est ton fils. On me dit que maintenant il est tout seul. Un peu comme moi. Et juste apprendre que son second prénom est le même que le mien, me fais un plaisir intense. C’est stupide.
Mais c’est la marque, tu as laissé sur lui, pour ne pas oublier la mienne. Je crois.
Alors, je prendrais soin de ton fils. Liffol Cello, c’est cela ?
Tu as vraiment des goûts bizarres pour les noms, tu sais.
Un nom, c’est une marque, ça se garde, ça ne s’efface pas.
Pas comme toi.
Quoique, tu es toujours sur moi. Là. Trop près. Si près que j’en ai mal.
Ma marque à moi.


Sa mère étant décédée avec son père, Liffol se retrouve orphelin. Je me demande ce que cela fait, mais il ne semble pas vraiment y penser de son côté. Il faut dire qu’il n’a que trois ans. A cet âge, on ne comprend pas forcément.

Liffol piaille et cours après Capsicum Frédéric II qui se laisse faire, alors que les chats détestent les enfants à la base.

- Monsieur je veux rentrer à la maison.

Je regardais ce petit bout. Ce machin blond qui me tenait le bout de ma veste, avec un regard rempli de l’innocence que portait son père. C’était tellement doux, que Candle en aurait fondu s’il avait été une vraie bougie.
Moi, je suis fait de glace je crois, parce que ce genre de regard ne me fais pas grand-chose. Toujours est-il que le petit Liffol me tiens l’habit alors que nous sommes tous les deux dans ce parc, premier endroit de notre rencontre. On l’a mis là, en attendant que quelqu’un veuille bien l’adopter. C’est comme un zoo. Regardez, nos animaux sont mignons, gentils, qui veut les adopter ? C’est dégoutant vu comme ça, mais admettez que ça sonne un peu pareil les orphelinats.
Liffol a de grands yeux bleus remplis de tristesse, que bizarrement je peux comprendre sans problème.

- Je veux rentrer, avec ma maman et mon papa. S’il te plait.

Qu’est ce que je peux lui dire à cet enfant, que je ne peux pas lui donner sa maison. Que je n’en ai pas hérité, que je ne vis même pas ici. Que si je reste en France, ce n’est que parce que j’ai décidé de l’adopter, ce Liffol aux cheveux en bataille qui sait déjà parler anglais, bilingue de naissance.
Que Frédéric a laissé derrière lui sans prévenir.

- Tu ne peux pas rentrer, ton papa et ta maman ne sont plus là.
- Ils sont où ?

Moi qui aie tant appris, qui sait ce que les enfants savent de la mort. Qui sait tout cela, par mes cours, devant cette bouille aux cheveux dorés, c’est comme si je ne savais rien.

- Il ne sont plus là.
- Mais ils sont où ??

Certains auraient utilisés l’astuce du ciel, mais je préfère aller droit au but. Je lui explique alors où ils sont vraiment. Qu’ils ne sont plus. En fait, qu’ils n’existent plus. Enfin que si peut-être mais moi je n’y crois pas.
Les yeux de Liffol se mettent à pleuvoir à une vitesse folle, et j’ai devant moi un enfant-averse. Instinctivement, je vais le serrer contre moi.

- Je peux plus rentrer à la maison ?
- Non… Ta maison n’est pas la mienne.
- C’est où chez toi ?

Alors, de nouveau, avec une patience que j’ai depuis longtemps, je lui explique lentement, où c’est. Loin, dans un autre continent. Et que s’il veut, on peut même aller chez moi de quand je suis né. Liffol est intelligent, il comprend.

* * *


Plus tard, ces mêmes yeux me regardent avec insistance :

- Monsieur, ca veut dire que tu vas être mon papa ?
- Je crois. Mais tu n’es pas obligé de dire que je le suis.
- Tu sais qui c’était mon papa ?

Je hoche doucement la tête. Je sens ses petites mains serrer de nouveau mes vêtements. J’aurais pu dire que c’était une manie chez lui, mais je crois qu’il le fait, parce qu’il a bien vu que mon regard n’était pas celui qu’il aurait pu l’être.
Je ne peux toujours pas le nier, j’appréciais Frédéric. Au moins, c’est déjà bien que je reconnaisse.

- Et ma maman ?
- Pas vraiment.
- C’est quoi ton nom, monsieur ?
- Cello.

Un rire cristallin résonne dans sa bouche. Un rire d’enfant qui semble amusé d’apprendre cette nouvelle. De la coïncidence. Du lien qui nous unis. Lié par le même prénom.

- Comme moi ! Je m’appelle Liffol mais papa il a dit que je m’appelais Liffol Cello, et tu t’appelles Cello, et je m’appelle Cello !

Oui. Et je sais aussi qu’il l’a fait exprès. Je m’appelle Cello, et il s’appelle de son deuxième nom, Cello.

* * *

- Tu sais, j’ai un chat.

Je lui dis ça, quand je reviens le voir. Les yeux de Liffol s’illuminent d’une joie comme un sapin de noël de sa guirlande.

- Un minou ? C’est tout douuux ! Y s’appelle comment ton chaat ?
- Capsicum Frédéric II.

Ce nom semble un peu compliqué pour l’enfant. Pourtant, de nouveau, son rire résonne dans mes oreilles, faisant une sorte d’effet de vague. J’ai l’impression d’être à la mer.

- C’est comme mon papa le nom !
- Oui.
- Moi je m’appelle comme toi, et ton chat comme mon papa !

C’était un point.

- Diiiit c’est quoi Capikeuuuuum ????

Alors je lui explique. Que j'ai cru que c’était un bout du mot patate en latin. Mais qu'en fait non. Mais que tant pis on va dire que si. Il a du mal à le prononcer, mais même ma prononciation n’est pas bonne.

* * *

Dans l’avion, Liffol me fait des câlins. Il est tout contre moi, et il ne me lâche pas. Peut-être parce qu’il n’a plus personne d’autre que moi pour s’occuper de lui.

- Dis, toi un jour tu seras plus là ?

Je comprends le véritable sens de sa question.

- Oui. Mais pas tant que tu seras là toi.
- C’est promiiiis ?
- Oui.
- Youpiii ! Pacque tu sais on est pareiiil en nom, alors y faut pas que toi tu sois plus là quand je suis là et tout et touuuut ! Et promis, je serais toujours là tant que tu es lààà !

Je me rends compte d’une chose. Autre le fait que Liffol est un enfant et a encore du mal à prononcer certains mots.
Je viens de lui mentir. Je viens de lui faire une fausse promesse. Moi qui ait toujours été sincère, qui n’ai jamais menti, même à mes parents, qui n’ai jamais cessé de dire ce que j’ai pensé, je viens de mentir.
C’est étrange, de se sentir menteur. De se savoir avec un mensonge sur la conscience. Mais en même temps, ce n’est pas grave.
Liffol n’a pas pleuré. Liffol n’a pas compris que je ne serais plus là quand il sera encore là.

* * *

- Il est touuut doux ! Bonjouuur Capikeum Frédéric Deuuuux !

Il y arrivera un jour. A prononcer son nom. Mais mon chat se laisse faire. C’est étrange. Les chats détestent les enfants d’habitude. Mais pas lui.
C’est encore plus bizarre, puisque Capsicum Frédéric II est un trouillard fini d’habitude. Mais Liffol le câline, lui caresse les poils aussi consciencieusement qu’il peut. Et le chat se laisse faire doucement.
Ronronnant même.

Soudain, alors que je fais la cuisine, je sens des petites mains qui me tiennent le vêtement.

- Liffol ?

Il a un air similaire au chat qui ronronne.

- Je suis content d’être viendu chez toi.

C’est moi, ou il fait un peu plus chaud dans la pièce ? A moins que ça soit juste moi. Juste moi, et mon cœur qui semble heureux de se savoir aimer de ce petit truc si minuscule, que je pourrais le faire tomber, même sans le faire exprès.
Ce n’est qu’une petite chose, comme ses mots, mais cela me semble si grand.

* * *

C’est l’heure de l’histoire. Je n’ai aucun livre à raconter une histoire, alors je raconte la mienne. Celle du zoo, avec les animaux en cage. Celle de Candle, le détail du suicide en moins à la fin. J’enjolive tout cela, et quand je termine un bout, de toute ma vie, le petit bout qui vient d’entrer dans ma vie, fait un petit sourire.
Il me prend doucement la main.

- Tu sais, Cello, ben je voulais rentrer à la maison voir papa et maman…
- Oui je sais. C’est ce que tu m’as dit en me voyant.
- Et j’ai dit aussi que d’abord j’étais content d’être viendu chez toi.
- Oui aussi.
- Chez toi, c’est un peu comme chez papa et maman. Avec Capikeum et toi. J’ai toujours bobo pacque maman et papa y me manquent. Pacque je veux qu’ils me fassent des câlins. Pacque je les aime tout plein. Mais je vais te dire un secret !

Il se penche vers ma joue pour me le chuchoter :

- Je t’aime tout plein aussi, je crois. Et Capsicum aussi !

Et doucement, ses petites lèvres viennent me déverser un baiser sur ma joue. Je reste silencieux, et soudain, ma main va se déplacer sur sa tête. Je frotte doucement sa chevelure. Et un sourire que je n’arrive même pas à savoir d’où il viens, apparaît sur mes lèvres. Je le sens. Il a la douceur du regard de Liffol.

- Je t’aime tout plein aussi, Liffol.

Le petit me fait un grand sourire. Nous restons là, quelques instants, à partager cet instant que je n’aurais jamais cru pouvoir faire un jour.
Peut-être que je me rattrape sur tout ce que je n’ai pas pu faire à Frédéric car j’étais un idiot fini.
L’enfant fini par se coucher et s’endormir. Et moi, je sais que cette nuit sera blanche, comme les murs de la chambre de ce petit qui n’était pas prévu à entrer dans ma vie.
J’en suis heureux.
Et je promets, dans le silence de la nuit, rythmé par les petites respirations de l’enfant, que tant que je serais là, Liffol le sera aussi.






Laisse moi te dire la bonne vérité.
Tu sais Cello, les gens que tu croises penseront souvent que tu es une mauvaise personne. Mais si tu sais au fond de toi que ce n’est pas le cas, alors on finira par te croire.



Je ne pensais pas qu’un jour un rêve impossible se réaliserait. Mais avant, je détestais la psychologie en me jurant de ne jamais devenir psychiatre. Je le suis devenu.
Shydo est devenu un artiste, il a réussi son rêve de colorier le monde. Il passe son temps à faire des happenings, des perfomances, du street-art, pleins de trucs d’artistes différents pour parvenir à réaliser son rêve. Je le sais, parce qu’hier, je l’ai vu à la télévision.
Candle doit toujours illuminer le ciel par ses idées bien précises, Frédéric doit l’avoir rejoint avec son sourire lumineux, et moi, je suis devenu psychiatre.
Moi, Cello Minesota, suis parvenu à trouver un but dans ma vie, tout en restant associal, et trop franc. Je suis bien décidé à prouver, que j’ai le droit d’être ce que je veux.
En gros : J’emmerde le monde.

Dernièrement, j'ai décidé de travailler à New York, avec Liffol. Il a cinq ans, mais sait déjà lire. C’est fou ce qu’il ressemble à son père, il est aussi blond que lui, et aussi joyeux. Téméraire. Foufou. Il pleure parfois pour son papa et sa maman. Il pleure parce qu'il a un peu de mal avec ça.
J’ai toujours un peu de mal avec ça moi aussi. Je me surprends parfois, devant mon miroir, quand je me brosse les dents, à pleurer un peu. C’est dans ces moments là que j’ai envie de glace. Je déteste la pluie.

J'ai quitté New York. Peut-être parce que si j'étais bon avec les patients, avec le reste du monde j'avais du mal. Je n'ai pas changé : J'ai toujours du mal avec la société.
Mais quelqu'un qui m'a apprécié, mon supérieur, Eymrick, m'a conseillé une endroit où aller.
Il a dit que c'était un quelque part calme, et il a trouvé le moyen que je m'y retrouve. Ca s'appelle Hope. Le Centre Hope. Je ne sais pas si c'est une blague ou un manque d'imagination. Je sais juste que ça se trouve dans un endroit calme.

Je ne sais pas si je peut trouver de l'espoir dans cet endroit. Ca fait juste un mois que je suis arrivé. Mais Liffol aime bien ce lieu. Il dit que Capsicum aussi aime bien. Mais Capsicum est un chat, il ne parle pas. Il dit aussi, qu'il sait que cet endroit me plait bien aussi.
Peut-être parce que c'est calme. Peut-être parce que le fait que ça s'appelle Hope, me questionne sur le fait que peut-être...
Peut-être que je pourrais trouver le moyen d'être accepté par le monde. Parce que c'est cela mon rêve, n'est ce pas ? Plus que de devenir psychiatre, avoir une moto, ou récupérer Frédéric.
Trouver ma place. Sans que personne ne me reproche mon manque de tact.


 
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Lun 16 Nov - 22:07

Bienvenue ^^
Je prends un congé sabbatique et je lis ça xd

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Cello Minesota
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Lun 16 Nov - 22:09

Je suis vraiment désolé pour l'histoire. D'habitude je fais moins long, mais Cello est....Enquiquinant :D
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Lun 16 Nov - 22:32

Bien contente de te retrouver ici ! ♥ (Ici Cacahuète Razz )
Et surtout, contente que tu sois finalement venue parmi nous ! 99
Faudra qu'on se trouve un lien, quand ta fiche sera validée (voire 2, vu que j'ai Judicaël également Razz ) 17
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Lun 16 Nov - 22:54

Bienvenue bellâtre!!
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Mar 17 Nov - 10:59

Merci à vous deux xD (coucou Cacahuète :D, j'ai hésité à te prévenir que c'était moi mais je me suis dit que c'était peut-être assez voyant...)
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Mar 17 Nov - 12:55

Bienvenue ! Et bon courage pour la fiche !
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Mar 17 Nov - 13:36

Merci beaucoup Angeline ! n_n
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Mar 17 Nov - 17:07

=)

Btw, je viens de lire que Monsieur Minesota est psychiatre... il nous faudra un lien !! 10
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Mar 17 Nov - 17:09

Aucun problème pour le lien :D C'est quand tu veux :D
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Mar 17 Nov - 17:16

Je lirais ta fiche ce soir et je te proposerai quelque chose ;)
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Mar 17 Nov - 18:45

Je laisse la miss te valider du coup <3
Petite info juste au cas ou, les psys ne vivent pas au centre ^^
Donc le chat il vient pas au centre mdr. Après pour le ptit bout, s'il peut pas le faire garder il peut le confier, je pense ajouter une garderie pour les gamins du centre (pour les employés) vu que leo aussi a pas toujours quelqu'un pour garder sa fille x)
Sinon tu peux choisir de ne bosser que pour le centre, ou d'avoir aussi un bureau en ville pour d'autres clients, de te faire payer par le centre u d'être bénévole <3

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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Mar 17 Nov - 19:09

Alors j'aimerais juste comprendre.
Petite info juste au cas ou, les psys ne vivent pas au centre ^^

donc c'est bon non ? Ca veut dire que Cello ne vit pas au centre, mais à Ashton, donc à un appartement à Ashton, et qu'il a un chat (je le vois réellement difficilement se séparer de Capsicum Frédéric II qui fait partie intégrante de lui même au même titre que Liffol xD) ?
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Mar 17 Nov - 22:48

Ashland mais oui c'est ça il habite en ville et bosse au centre (de la façon expliquée plus haut, comme tu le sens ^^) C'était juste pour réagir à ton "nom du chat" aime le centre ^^ Et pour juste parler du fait que le personnel ne vit pas sur place comme certains intervenants eux, le font ^^ Tout est bon oui C'est juste parce qu'elle veut te valider que je le fais pas xDD

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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Mar 17 Nov - 23:06

D'aaaccord. Tu m'as un peu embrouillé du coup j'avais peur d'avoir fait une bêtise xDD. Et c'est Capsicum Frédéric II le nom du chat =DDD
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   Mer 18 Nov - 18:32


   
bienvenue sur dgh
   tu es validé, c'est parti kiki
   

Désolée, j'aurai voulu passer plus tôt, mais j'ai eu plein d'imprévu :/
Bref, bien contente de te retrouver ici ♥

   Et voilà, t'as réussi, t'as fini ta fiche. A présent que t'es validé, c'est parti pour organiser tout ça ! Pour bien démarrer sur le fo, suis ces petites indications et hop ! Déjà, pour être pleinement validé, recense-toi, ainsi que ton compte.

   Ensuite tu peux lire le fonctionnement des logements & ajout de lieux et n’hésite pas à te créer un téléphone ou lancer un courrier. Pour te lier aux autres ou commencer à rp, il te faudra poster ton journal de ton personnage et le recenser dans ce listing mais n'hésites pas à proposer une idée ou poster une recherche ICI.

   Si tu veux des amis/amants/voisins/le facteur/, n'hésite pas à poster ce que tu souhaites ICI ou à proposer un lien ou plusieurs que tu cherches par ICI. Pense à jeter un œil aux points par là, afin de savoir comment cela fonctionne.

   Et bien sur pour que notre petit forum grandisse n'hésites pas à faire de la pub pour nous ♥.

   Pour éviter les mp intempestifs nous annonçons les nouvelles PAR ICI, merci de cliquer sur "surveiller le sujet" afin d'être au courant.  Tu as tout fait ? Alors vas y fonce, et amuse toi !
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MessageSujet: Re: (michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.   

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(michael trevino) Cello, plus vague qu'une note.
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